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Ligue Pauper Française

Le Leader

🎙️Gavin Verhey — du joueur passionné à l’un des visages du Pauper

Depuis ses débuts sur Magic Online jusqu’à son rôle au sein du Pauper Format Panel (PFP), Gavin Verhey accompagne l’évolution du Pauper depuis près de quinze ans. À la fois joueur, designer chez Wizards of the Coast et acteur central des décisions qui façonnent le format, il possède un regard unique sur son histoire et son avenir.

À l’occasion du PauperNATION, il revient sur ce qui le fait toujours vibrer dans le format, la manière dont Wizards aborde les cartes communes, les expérimentations du PFP et le développement des communautés Pauper à travers le monde. Une rencontre avec l’une des voix les plus importantes du format.

🧙‍♂️ Du joueur de Pauper au PFP

Tu joues au Pauper depuis environ quinze ans, depuis ses débuts comme format communautaire sur Magic Online jusqu’à ton rôle actuel au sein du Pauper Format Panel. Qu’est-ce qui t’a donné envie de continuer à jouer aussi longtemps, et comment ton regard sur le format a-t-il évolué depuis tes premières parties ?

Gavin : J’aime énormément ce format. Je pense que ce qui me donne toujours envie d’y revenir, c’est la possibilité de jouer avec tant de cartes que j’adore, dans des decks qu’on ne retrouve parfois nulle part ailleurs. Des decks comme Caw-Gates, Tolarian Terror ou encore mon préféré, Synthesizer, ont quelque chose de familier tout en restant toujours surprenants. Le gameplay, basé sur une progression incrémentale, lui donne un côté très classique. À bien des égards, j’ai l’impression de rentrer à la maison.

🧩 Concevoir et gérer le Pauper

En tant que designer chez Wizards of the Coast et membre du Pauper Format Panel, tu as une perspective assez unique sur le format. Quelle place le Pauper occupe-t-il dans le processus de conception et de développement des cartes communes ? Et quels sont les principaux critères que le PFP prend en compte pour déterminer si une carte ou une stratégie est saine pour le format ?

Gavin : Lorsque nous concevons des cartes pour Magic, nous pensons très peu au Pauper. Et je trouve que c’est une bonne chose ! Je veux que les designers puissent créer les cartes dont ils ont besoin pour le Limited. En revanche, à la fin de chaque édition, je passe en revue toutes les communes afin de repérer celles qui pourraient être jouables en Pauper. Nous pouvons ensuite en discuter.

De manière générale, si une carte est nécessaire au Limited, je suis tout à fait favorable à ce qu’elle soit imprimée. Nous pouvons toujours intervenir avec un bannissement si elle devient problématique. Cranial Ram en est un bon exemple : nous savions immédiatement que cette carte poserait problème et nous l’avons donc bannie sans attendre.

En regardant certaines décisions récentes — notamment le débannissement expérimental de Bonder’s Ornament et la réaction rapide face à la combo Seeker of Skybreak / Hawkeye’s Bow — qu’est-ce que ces expériences t’ont appris sur la gestion du Pauper ?

Gavin : Je suis vraiment satisfait de notre processus de débannissement expérimental. J’aime beaucoup que nous puissions tester certaines cartes auxquelles les joueurs sont attachés et voir ce qu’ils en pensent ! Cette expérience m’a surtout appris que le Pauper est un format qui se prête à l’expérimentation. Et j’apprécie que les joueurs aient, dans l’ensemble, accueilli positivement cette possibilité de voir d’anciennes cartes retirées de la liste des cartes bannies.

🌍 Le Pauper, une communauté internationale

Le Pauper est passé d’un format principalement en ligne et porté par les communautés locales à une véritable communauté internationale, avec des ligues nationales et de grands tournois réunissant des joueurs de différents pays. Selon toi, de quoi le Pauper a-t-il besoin pour continuer à se développer à l’international tout en préservant cette identité communautaire qui fait sa particularité ?

Gavin : Voir la croissance du Pauper a été incroyable ! J’adore voir tout ce qui se développe autour du format. J’aimerais vraiment que ces circuits indépendants continuent de prospérer. À mesure qu’ils grandiront et gagneront en popularité, ils donneront envie à d’autres communautés de lancer leurs propres initiatives.

Je pense que la régularité des circuits de tournois est vraiment essentielle à cette croissance. Alors bravo à vous tous pour votre constance !

Et lorsque tu entends parler d’événements comme le PauperNATION en France, qu’aimerais-tu que les joueurs qui font le déplacement depuis différents pays puissent vivre et découvrir, au-delà de la compétition elle-même ?

Gavin : Je suis VRAIMENT très heureux de voir la communauté Magic française s’investir autant dans le Pauper, et le PauperNATION est un événement absolument passionnant ! J’ai hâte de savoir comment il va se dérouler, et j’adorerais pouvoir y participer un jour.

❤️ L’avenir du Pauper

Si tu te projettes cinq ans dans le futur, qu’aimerais-tu voir devenir le Pauper et sa communauté ?

Gavin : Le Pauper connaît une croissance très rapide ! Il est difficile de savoir exactement jusqu’où cela nous mènera, mais j’aimerais voir de plus en plus de pays développer des communautés Pauper importantes. Voir des scènes comme celle de la France grandir, c’est exactement ce que j’aimerais !

La communauté est formidable et, puisque le Pauper est un format profondément porté par ses joueurs, voir autant d’événements naître à l’initiative de la communauté est vraiment merveilleux.

Et pour terminer, une petite question plus légère : si tu pouvais effacer une seule édition de l’histoire du Pauper, laquelle choisirais-tu, et pourquoi ?

Gavin : Ooooh, difficile comme question ! Normalement, je dirais qu’il vaut mieux éviter de toucher au continuum espace-temps… Mais si je devais vraiment choisir, je serais curieux de voir ce que deviendrait le Pauper sans une bonne partie des cartes de Mirrodin original, tant cette édition a constitué — et constitue encore — l’un des piliers du format !

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